Achats sur Amazon : le gouvernement du Québec amorce un virage
Le gouvernement Legault entend resserrer ses règles régissant les achats des ministères et des organismes publics. Le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) en a fait l'annonce par voie de communiqué, lundi après-midi. Sans nommer le géant américain Amazon, qui a annoncé en janvier qu'il allait fermer toutes ses installations au Québec, le SCT a fait savoir que, dans les ministères, toutes les transactions destinées à Ces approbations, en outre, devront lui être transmises, a-t-il précisé. Quant aux organismes publics, ils devront pour leur part adopter Cette nouvelle directive touche 400 organismes comme Le communiqué ne précise pas la somme totale des acquisitions effectuées par les ministères et les organismes publics sur Amazon. L'automne dernier, les médias de Québecor avaient toutefois calculé que le gouvernement Legault avait dépensé 2,2 millions de dollars sur la plateforme américaine depuis 2021. Ces achats, cela dit, ne représentent qu'une fraction des dépenses publiques effectuées par Québec auprès d'Amazon, qui exploite aussi et surtout un important parc de serveurs informatiques baptisé AWS. En mêlée de presse le 5 février dernier, le ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Éric Caire, avait indiqué que le gouvernement était lié à ce service par une cinquantaine de contrats d'une valeur totale de 170 millions de dollars. En Chambre, le premier ministre François Legault avait affirmé la veille qu'il Les experts de la question s'entendent toutefois sur le fait qu'il serait difficile pour le gouvernement du Québec de se sevrer d'AWS du jour au lendemain, pour ne pas dire impossible. L'annonce de lundi s'inscrit non seulement dans la foulée de la fermeture des installations québécoises d'Amazon, mais aussi alors que le président américain Donald Trump souhaite imposer des tarifs douaniers au Canada, notamment sur l'acier et l'aluminium, à compter du mois prochain. Ces menaces, que le premier ministre Legault a comparées à « une épée de Damoclès », ont créé, de ce côté-ci de la frontière, un consensus selon lequel les provinces canadiennes auraient tout intérêt, dans les circonstances, à modifier les processus d'appels d'offres afin d'en exclure le plus possible les soumissionnaires américains. M. Legault a d'ailleurs évoqué cette possibilité, récemment, comme plusieurs de ses homologues. Avec les informations de La Presse canadienneacquérir, de gré à gré, un bien via une plateforme d’achat en ligne
devront dorénavant être autorisées par le dirigeant dudit ministère.des lignes de conduite internes concernant l’achat québécois
.les ministères ainsi que les établissements des réseaux de la santé et des services sociaux, de l'éducation et de l'enseignement supérieur
. La manœuvre, explique-t-on, favorisera encore plus l’achat québécois
.D'importants liens d'affaires demeurent
rêvait
de remplacer Amazon
. On regarde cette possibilité-là
, avait-il dit.Amazon, en phase avec l'administration Trump
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